
Son objectif, valoriser les produits usagés en leur donnant une nouvelle vie plus qualitative. Concrètement, l’idée est de récupérer toutes sortes de matériaux dont on ne se sert plus pour créer des objets ou produits de qualité supérieure. Quand on upcycle, on “upgrade”.
Aux origines
Le terme “upcycling” apparaît pour la première fois au milieu des années 90.
Reiner Pilz, architecte d’intérieur allemand, opposait le recyclage traditionnel qu’il appelle « downcycling » (qui détruit tout) à l’upcycling, pour que les produits inutilisés gagnent de la valeur au lieu d’en perdre.
Cette pratique est née dans les pays en voie de développement, pour lesquels il est compliqué d’accéder aux biens de consommation basiques. Les pays développés se sont ensuite approprié le concept et se sont à leur tour mis à récupérer et valoriser des objets.

Quelles différences avec le recyclage ?
La principale différence avec le recyclage, plus répandu, est qu’un produit recyclé aura une qualité moindre ou égale au produit d’origine.
Alors que pour l’upcycling, la notion de valeur ajoutée est au cœur du processus.
Enfin, le recyclage implique un processus de transformation, qui la plupart du temps, inclut une dépense en énergie et/ou en eau. Alors que l’upcycling ne transforme pas les objets chimiquement.

4 millions de tonnes de déchets vestimentaires sont jetés chaque année en Europe.
En moyenne, les vêtements sont portés 7 à 10 fois.
80% des vêtements jetés finissent en décharge ou incinérés.
Chaque année, les Français achètent environ 9 kilos de vêtements par personne et en donnent l’équivalent de 3 kilos.
70% des vêtements qui constituent notre garde-robe ne sont pas portés.
L’équivalent d’une benne de vêtements est jeté chaque seconde dans le monde.
